Du sommet de la tour Nouvel de la Défense, Sid Brahameed-Steed, PDG de Toy-Noda, a présenté à la Presse, hier, son dernier modèle de robot domestique, le DOMOBOT 7. Doté d’un Organe de Décision Artificiel (ODA) de dernière génération, la machine à fait les preuves de ses nouvelles capacités devant une assemblée attentive : les dernières gammes de robots sont appelées à circuler de plus en plus dans des lieux publics. Les observateurs de cette industrie en pleine expansion attendent de réelles amélioration de l’intéractivité des robots avec les êtres humains, au delà du cercle propriétaire restreint (famille, patients, équipe de travail...). Les aspects de performance une fois évoqués, Mr Brahameed-Steed fait remarquer toute l’attention qui a été porté à l’apparence du "Seven" : il garde un look mécanique et maladroit, en opposition avec les améliorations revendiquées. Cette contradiction appelle ce commentaire quelque peu amer de Brahameed-Steed : « Le principal frein à l’évolution de nos robots, c’est la rue… ».
Bien que les robots fassent partie de notre quotidien depuis plus de vingt ans, l’espace public a du mal à les accepter. Les services rendus par les robots sont pourtant tangibles et nombres de professionnels n’envisagent plus leur métier sans l’assistance des robots. Ils sont une aide précieuse auprès des personnes âgées, des enfants grandissent sous leur protection, le GIGE (Group d’Intervention de la Gendarmerie Européenne) ou les pompiers en ont fait des suppléants efficaces dans les situations les plus dangereuses, grâce aux Intelligences Couplées (IC). Mais monsieur Tout le monde ne veut pas croiser de robot dans la rue ! Les exemples de ce refus ne manquent pas. Dernier en date : des robots-vendeurs ont été déployés pour remplacer les distributeurs de boissons et autres denrées diverses dans des lieux publics. Ils ont tous subit de graves dommages, actes de vandalisme.
L’imaginaire collectif est nourri par des images tutélaires et positives. Certaines remontent au XXeme siècle si on fait référence à des R2D2, Astro ou autres Asimo (hommage de Sony à Isaac Asimov, créateur de lois de la robotique)... Mais le vecteur ludique ne semble pas être suffisant pour faire tomber les dernières appréhensions. Une fois le robot passé dans la réalité, le comportement de l’homme de la rue, grégaire, manifesta un méfiance des plus primaires à l’égard de ces machines. Il faudra attendre encore de longues années pour que le robot se fasse oublier, comme l’ordinateur qui s’est fondu dans la masse des objets impersonnels de notre quotidien.
Origine FH : http://www.avenir.youvox.fr/26-09-2...
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